Blog : Vendredi c’est permis

Je ne voulais pas faire de billet, et puis comme une sorte de « En Vrac », les idées sont venues.

D’accord, j’ai été un peu aidé par quelques collègues. Par exemple, Alias qui parle des proprios d’Internet, A savoir, aujourd’hui Facebook, un peu Google et Twitter. Car beaucoup de personnes, que ce soit sur mobile ou sur ordi, entrent sur l’internet à travers le prisme de Facebook. Ils lisent les nouvelles par là, se distraient par là par des vidéos, jouent par là, et communiquent avec leurs amis, même ceux de la vie réelle, par là. Au point que quand on n’est pas dessus, on a l’impression d’avoir été rayé de la carte. C’est un peu comme si on avait raté une conversation importante entre amis. On se sent exclu socialement, alors que justement, c’est l’inverse, car eux se sont enfermés dans un système liberticide. J’ai cessé maintenant d’essayer de le faire comprendre et je les laisse à leurs futilités, me contentant de ces outils has been que sont téléphone et email. Mais cela déteint jusque dans l’enseignement, comme le rappelle Cyrille. Les outils mis à disposition par Facebook font maintenant loi, que ça soit en tchat, en partage d’image et vidéo, en envoi de « mail » et cette privatisation me rappelle finalement le repli sur soi dont on entend parler cette semaine avec Trump. Facebook a bâti un mur autour de ses clients, imposant ses règles à l’intérieur, créant un manque quand on en sort, mais ça reste toujours le bordel et la loi du plus fort au milieu. Un peu comme ceux qui croient qu’avoir une arme avec soi, ça protège, le client Facebook croit être protégé du monde extérieur par les règles du réseau social, croît que c’est parce qu’il y a plus de monde que c’est mieux…. naiveté quand tu nous tiens.

Bref, avec ça, je vais finir par vivre en ermite et maintenant que j’ai mis mon dernier article sur Icezine, viré la possibilité de commenter, programmé les derniers articles d’Histozic jusqu’à la fin du nom de domaine, et pratiquement fini de retransférer mon portfolio sur Icepicture, je vais avoir une année 2017 créative.… pour moi. Et puis il y a Joyeux Végé, que je laisse en sommeil. Je n’ai pas trouvé de repreneur pour la base de données et je suis assez dégouté, ces temps-ci, de l’état d’esprit qui règne tant dans la protection animale que dans le milieu du végétarisme, devenu parfois trop clivant. Mais j’ai été interpelé par Parigot-Manchot sur un point qui fait débat depuis longtemps : Le nom des alternatives végétariennes aux produits animaux.  Pour résumer, on a donc le lait de soja (qu’il est possible de fabriquer soi-même à base de graines de soja et d’eau) qui ne devrait pas s’appeler ainsi puisque ce n’est pas le produit de la femelle d’un mamifère. Mais la définition de Larousse a évolué, par exemple pour le lait de coco qu’on pourrait appeler jus de coco. Pour les steaks de soja, il ne s’agit évidemment que d’un truc ressemblant à un steak de viande, notamment dans le traitement de la couleur, mais qui est mélangé avec divers légumes. On peut utiliser aussi un terme décrivant la forme, comme pavé, galette. Récemment, on a vu apparaître des marques comme la « boucherie végétarienne », qui jouent justement sur la ressemblance. Devrait-on interdire ces dénominations parce que mensongères, comme on devrait le faire par exemple pour la bouillabaisse marseillaise qui n’est parfois qu’une soupe de poisson très éloignée de la recette d’origine?

Je vais prendre l’exemple de la fille d’un collègue qui a voulu passer au végétarisme, toute seule dans son coin. Evidemment, elle supprime la viande en premier lieu, et elle ne fait pas comme Sarkozy avec le repas hallal, qui donne une double ration de frites à la place. Elle va donc demander à ses parents des…. steaks de soja. Eux ne sont pas forcément au fait de toutes les variantes mais le mot « steak », ça leur parle pour remplacer leurs steaks habituels. Ils ne vont jamais en épicerie bio, en plus. Et bien voilà justement typiquement la clientèle qui explique le choix de ces noms. Les « mock meat », et autres fausses viandes sont des « outils » pour assurer la transition vers une alimentation plus végétale. Ils sont aussi un moyen d’assurer la fabrication des recettes habituelles, traditionnelles. On a dans le même genre des « faux fromages », qui vont jusqu’à la fondue savoyarde, mais dont je n’abuserai pas plus que des vrais. On a des saucisses et là c’est la forme qui définit le nom. Mais si on rajoute derrière le mot « Merguez », on se rapproche alors de la recette, qui est déjà très dévoyée avec les viandes qu’on met dedans. Bref, cela peut déranger mais, en dehors de mettre des guillemets et des astériques, il ne faut pas faire un scandale sur l’utilisation d’un nom. A la limite, on devait faire plus un scandale quand pizza hut sort des pizza au fromage, où il n’y a que des mélanges très chimiques pour remplacer l’essentiel de son fromage, ou parler des desserts lactés à la graisse de porc. Les produits végétariens ont le bon goût de s’afficher comme tels, dans des rayons identifiés, au moins.

Et puis, il y a le choix dans une alimentation devenue aujourd’hui mode. Le soufflé retombera bien un jour mais je me dis que ce sont des millions d’animaux qui en réchappent pour l’instant. Dans les supermarché, je suis assez desespéré de la qualité des produits végé que l’on trouve. La plupart des produits Bjorg sont des catastrophes, ou alors des rebadgeages. Cereal est assez mal diffusé. Sojasun a de bons produits mais pas tous référencés. Carrefour a fait une bonne gamme, mais je crains pour son avenir. Et puis sinon, il faut aller en magasin bio, où cela reste cher ou alors peu expliqué. Entre des produits comme le seitan, le tempeh que le consommateur ne connaît pas, entre les différents produits d’origine allemande, c’est difficile de s’y retrouver pour un néophyte. Et comme j’ai la chance de parler anglais et d’avoir un magasin asiatique pas trop loin, je peux trouver aussi des produits à destination des bouddhistes, et un tofu bien meilleur qu’ailleurs. Il suffit d’avoir voyagé en asie du sud est pour voir justement que la fausse viande n’est pas ce qu’on utilise. Il y a de multiples variantes de tofu, de manière de le préparer, et de multiples légumes délicieux que l’on découvre au fur et à mesure. Mais là aussi, on a des produits très ciblés pour faire du « canard laqué », par exemple. L’essentiel est donc de rester ouvert, de s’informer, de lire les étiquettes,… bref, d’être acteur de ce que l’on consomme.

C’est bien d’ailleurs le point commun entre le début du billet et sa fin : Pouvoir choisir ce que l’on fait, pouvoir s’exprimer librement, dans son corps et son esprit, sans faire de mal à son voisin, humain ou animal, n’est-ce pas là l’essentiel. Allez, rendez-vous dimanche matin pour un tutoriel/avis un peu plus ludique.

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