Web : Diaspora* et les fonctions manquantes

Il y a plus d’un mois, après un premier article sur le sujet, j’avais lancé une petite enquête pour savoir ce que les utilisateurs de Facebook aimaient particulièrement et donc voir ce qui aurait pu leur manquer sur Diaspora* . Résultats :

En tête, on retrouve « Montrer ce que j’aime et me tenir informé » et « Partager des articles, liker ceux de mes ami(e)s ». Pour l’un, pas de problème, Diaspora* sait faire. Mais pour se tenir informé, il convient d’avoir des sources d’informations sur le réseau décentralisé, ce qui est loin d’être le cas pour les artistes, les marques, par exemple. Idem, le profil d’un Diasporien n’affiche pas ses goûts en dehors de quelques tags. Si cela me va bien ainsi, ça peut sembler limité à d’autres. Pour les marques et artistes, ça sera le cas le jour où Diaspora* sera suffisamment adopté, ou si une marque influente s’y met aussi. Les diasporiens le veulent-ils vraiment ?

Suit ensuite « Avoir des nouvelles de mes amis et de ma famille et leur en donner », ce que Diaspora* est tout à fait capable de faire…. à condition que tous ses amis soit sur le réseau. Et là, c’est le serpent qui se mord la queue puisque les amis n’y vont pas du fait qu’ils ne trouvent pas leurs amis, qui eux aussi ne trouvent pas les leurs. C’est tout le souci d’un nouveau réseau social de passer un seuil d’acceptation suffisant pour attirer. Je n’ai, par exemple, aucun de mes amis dans la vrai vie, dessus, à une ou deux exceptions.

Mais la fonction qui m’a le plus surpris est « Tchater avec le messenger ». En effet, je l’utilisais assez peu avec Facebook mais depuis le regroupement du message privé avec le tchat, c’est devenu indispensable. C’est certainement cet amalgame qui a joué dans le vote, Diaspora disposant déjà d’une fonction de messagerie tout à fait agréable à mon goût. Je me suis laissé dire que des essais avait été fait en béta pour intégrer la fonction donc ça va dans le bon sens.

Viennent ensuite des fonctions pratiques comme l’invitation à un évènement, jugée plus indispensable que le partage de vidéo (ce qui sous entend aussi hébergement pour certains). Là aussi, y’en a qui bossent dessus donc tout va bien. Et pour ce qui est de créer une « page », une fonction qui remplace souvent la création d’un site dédié à son activité pour les néophytes, elle arrive aussi dans les fonctions demandées. Par contre, pour dire « où on se situe et ce qu’on fait », « héberger des photos », c’est un peu moins demandé, sans doute parce qu’il existe pas mal de sites spécialisés. La palme du bide est sur la fonction « Jouer et partager mes scores », montrant que le jeu sur réseau social n’est pas si développé que cela. En réalité, c’est l’utilisation du réseau social dans les jeux eux même pour la diffusion qui marche, comme l’a bien compris King Software.

Finalement, avec les développement en cours, on pourrait avoir quelque chose qui réponde à la majorité des demandes. Mais le problème reste, qu’en dehors de la décentralisation, il n’y a aucun « plus produit ». Et pour faire comprendre ça à quelqu’un qui n’est pas un geek ou un militant, c’est pas gagné. Les « early adopters », pour reprendre un vocable de marketeux, de Facebook étaient des personnes influentes qui ont créé un effet de mode. Il manque cela pour que la bascule se crée. Toutefois, l’histoire ne dit pas ce que font ces gens maintenant sur Facebook, après l’arrivée de « la foule » des internautes et les dérives du réseau.

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