Cinéma : Les enfants du temps de Makoto Shinkai (2019)

Après un « Your Name » qui avait battu tous les records, on peut dire que Makoto Shinkai était attendu au tournant pour son prochain film. Le voici donc seulement 3 ans après le précédent….oui, il a juste 6 mois de retard en France.

Le thème des deux films est très similaire, à savoir une romance entre deux adolescents dans une grande ville. Ici c’est Tokyo qui devient presque un personnage du film, nous entraînant dans des lieux emblématiques et d’autres plus anonymes. Mais avec les enfants du temps, le temps (météo) remplace le temps (années) :

« Le jeune lycéen Hodaka Morishima quitte son domicile sur une île isolée pour s’installer à Tokyo, mais il manque rapidement d’argent. Il vit dans l’isolement mais trouve finalement un travail en tant qu’écrivain pour un magazine occulte louche. Après que Hodaka commence à travailler, le temps reste pluvieux jour après jour. Puis, dans un coin très fréquenté de la ville, il rencontre une jeune fille nommée Hina Amano. Hina et son jeune frère vivent ensemble mais mènent une vie joyeuse et stable. Cette fille enjouée et déterminée possède un pouvoir étrange et merveilleux : le pouvoir d’arrêter la pluie et de dégager le ciel. »

Mais en parlant météorologie, intempéries, le réalisateur se retrouve à parler de la nature et donc … d’écologie. Si on retrouve le thème de Tokyo et de la sortie de l’Adolescence dans les deux films (à noter le clin d’œil à l’Attrape-coeurs de JD Salinger), cette fois il y a plus de religieux et particulièrement le Shintoïsme, religion si importante aux yeux des japonais. On y retrouve d’ailleurs un de ces temples minuscules nichés au sommet des immeubles de la capitale. Ainsi, lorsque le film aborde les « Filles soleil », il présente bien les humains comme faisant partie d’un ensemble et lié à la nature. Ce n’est pas du climato-scepticisme de dire que l’on ne peut rien faire contre les éléments. Il n’y a ici que des personnes capables de communiquer avec cette nature mais cette nature est maîtresse de notre destin, nous rappelant aussi à nos devoirs.

Alors si le film m’a paru d’emblée plus facile d’accès, je pense qu’il nous échappe ensuite et que l’on ne ressent pas la même intensité sentimentale que dans « Your Name ». Il y a plus d’ésotérisme et de poésie dans celui-ci, ce qui n’est pas pour me déplaire. Et tout cela reste servi par une excellente bande son, toujours de RADWIMPS, mais surtout une maîtrise technique assez époustouflante : Finesse des décors bien sûr mais aussi des mouvements de caméra, des détails dans les objets, des cadrages étonnants avec des plans de coupe soignés dans le moindre détail.

C’est un Beau film déjà esthétiquement. Je ne sais finalement pas lequel des deux je préfère. Je pense que je n’ai pas encore tout saisi de celui-ci. Et puis dans ce moment, je suis un peu plus sensible que d’ordinaire alors je surnote peut-être. Mais c’est ce besoin de réflexion qui me plaît justement dans cet animé, et qui me fait faire cette chronique. Sans divulgacher les choses, je peux vous promettre du sourire, des larmes et du ravissement. Allez, ne choisissez pas, voyez les deux, ou revoyez l’un après l’autre.

https://www.youtube.com/watch?v=E8qYl2_b6HI

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