BD : Orcs et Gobelins (2017-2019)

Cyrille avait déjà parlé d’autres BD de Jean-luc Istin qui ont précédées celles-ci. Si j’aime les nains et les elfes, je ne suis pas contre une petite rencontre avec quelques orcs et gobelins, de la pure BD d’heroic-fantasy.

En vieux routier du genre, je ne m’attendais pas à énormément de surprise mais plutôt à une occasion de voir des héros qui n’en sont pas d’habitude. Je n’ai pas mis d’auteurs dans le titre car en fait, dans cette collection, JL Istin n’a signé que le premier tome, Turuk. C’est le nom de notre héros, un présumé demi-orc. Je vous laisse deviner le métissage…Le premier tome est donc dessiné par Diogo Saito. Et puis cela change sur tous les tomes de la collection qui se consacrent à chaque fois à un héros : Myth, Gri’im, Sa’ar et pour terminer le tome 5 avec La Poisse. Nicolas Jarry signe quand même le scénario de deux tomes.

Nous avons donc affaire à du classique, du solide avec un dessin efficace, bien fouillé et surtout une cohérence entre les différents auteurs. Le lien entre les tomes ne saute pas aux yeux au premier abord, pourtant. Et le plus dur, c’était déjà de lancer la série avec ce tome 1. Paradoxalement, nous nous retrouvons dans du survival-horror avec trois orcs et une elfe…. et ce n’est pas l’elfe qui doit survivre aux trois orcs. Un peu d’énigme, du rebondissement et ça nous fait un tome assez réussi et surtout qui renouvelle le genre déjà très encombré dans tous les sens.

C’est l’occasion pour des rôlistes en mal d’imagination de trouver de l’inspiration, évidemment. Et pour ceux qui en étaient resté un peu beaucoup aux livres classiques du genre, ça les remets face à des goules, des golems, et … des donjons. Ca manquait de nains quand même cette affaire mais ça peut s’arranger avec la série du même nom. Le fait de rester sur une sorte de cliff-hanger est bien trouvé pour faire durer la série. Mais j’espère quand même qu’ils vont arrêter là pour ne pas avoir plus de 30 volumes. Surtout que le rythme de sortie est particulièrement soutenu. Un tous les 6 mois ou tous les ans, ça m’aurait suffi. Mais il faut reconnaître que tout cet ensemble de BD paraît cohérent et chacun peut y trouver « son héros ». J’avoue qu’ils auraient quand même pu trouver d’autres métiers à ces orcs et gobelins et sortir de leur stéréotype pour l’effet de surprise. Je fais la fine bouche… Une bonne série pour les amateurs du genre, donc. Avec, pour ma part, une préférence pour le tome 3.