Poême : Le Chat

Une vibration contre mon cœur.
J’ignore un instant mon malheur.
Deux oreilles triangulaires,
des vibrisses qui défient l’air,
j’entrouvre un peu de ta vie,
toi qui m’a accueilli.

Je vis dans ce chez-toi douillet,
me heurtant à tous tes jouets,
à moins que je le sois moi même,
pour t’écrire ainsi un poème.
Je me fais table ou bien chaise
juste pour que tu m’apaises.

Je suis cet objet inanimé,
que tu aimes faire sursauter,
à des heures impromptues,
où j’avale des mets à nu,
quand tu deviens un peu plus gris,
et que je me grise de ma vie.

Tu es ma leçon mal apprise,
sans la tendre plainte de guise.
Je suis souvent ton malappris,
et pourtant encore ton ami.
Et une décennie trop courte
écrira notre route.

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