Cinéma : L’extraordinaire Voyage du Fakir de Ken Scott (2018)

(… qui était resté coincé dans une armoire Ikea )
Il est bien parfois d’oublier la réalité à travers un conte moderne. C’est ce qu’offre ce film sorti entre des palanquées de blockbusters guerriers.

Nous avons ici une adaptation d’un livre de Romain Puertolas et on peut dire que l’auteur aime les titres à rallonge. Coproduit par Français, Indiens, Belges et Américains, le film est réalisé par le Canadien Ken Scott, remarqué pour Starbuck (adapté ensuite en France dans Fonzy). Il faut en effet une bonne dose d’humour pour faire passer cette histoire :

Ajatashatru est un fakir un peu arnaqueur dans les bas-fonds de New Dehli. A la mort de sa mère, il quitte l’Inde pour la France, le pays du père qu’on lui a toujours caché. Fan d’un fabriquant de meuble suèdois, il y rencontre rapidement une américaine installée à Paris, dont il tombe amoureux. Mais Ajatashatru est accidentellement expulsé avec des clandestins africains. Envoyé aux quatre coins de l’Europe, il va tenter de retrouver celle qu’il aime.

A priori, l’histoire est un peu différente de celle du livre mais l’aspect conte et romance est bien là. Car il s’agit aussi d’une histoire d’amour entre deux êtres que tout semble séparer. C’est une quête de soi pour notre héros qui cherche d’abord à rendre hommage à sa mère, qui rêvait de Paris dans son bidonville indien. On pense évidemment à une autre histoire occidentale prenant l’Inde comme trame : Slumdog Millionaire.  Mais ici, on va plus franchement encore dans de la pure fiction, un monde fantasmé et pourtant cruellement vrai. Bandes mafieuses, trafic d’être humains, migrants, racisme, violence des camps et centres de rétention, indifférence de la société…. Tout est réuni et pourtant notre héros reste positif et rêveur.

Et puis le réalisateur réalise un de mes petits rêves : Voir Bérénice Bejo (celle qui méritait plus largement l’oscar dans The Artist) sur une chorégraphie Boolywoodienne. Elle remplace visiblement Sophie Marceau si j’en crois les notes sur le livre mais on ne perd pas au change. Le casting est d’ailleurs très réussi. J’en dirai moins du doublage français qui est une catastrophe (je ne pensais pas que l’on doublait encore les chansons dans les films…surtout aussi mal) et il faut absolument le voir en V.O.. Ce n’est certes pas le film de l’année mais il dégage beaucoup de positivité et de joie de vivre. On a son compte de scènes humoristiques, de rebondissements et ça s’adresse en plus à tout le monde. Évidemment, il faut accepter le manque de réalisme, et la poésie propre à ce style. Allez comprendre pourquoi j’ai envie de lancer un avion en papier d’une grande tour… Te voilà prévenu, lecteur.

https://www.youtube.com/watch?v=z5CZkWxzGa8

5 réflexions au sujet de “Cinéma : L’extraordinaire Voyage du Fakir de Ken Scott (2018)”

  1. Si on passe un bon moment je suis partant, je me souviens d’avoir vu « The Lunchbox » qui se passe à Bombay et que j’avais bien aimé.
    A pluche.

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