Musique : Henrik Schwarz and Metropol Orkest – Scripted Orkestra (2018)

C’est au moment où je désespérais de trouver une nouveauté intéressante, que je suis tombé sur la prévente de cet album avec un titre en écoute. J’ai bien fait d’investir…

Cet album est l’union d’un producteur de musique électronique (Henrik Schwarz) et d’un orchestre qui fait tout sauf…. de la musique classique. Du jazz à la musique contemporaine en passant par la pop, cet orchestre Hollandais a déjà tout pour séduire, depuis ses 60 ans d’existence. Il est ici conduit par son chef habituel, Jules Buckley. Le premier titre que j’avais écouté était « You’re a fireball » et il m’avait séduit par le groove incroyable qui en émanait avec des instruments dits classiques et un lien avec la musique électronique. J’ai pris le risque de faire confiance pour le reste de l’album…

On commence en douceur avec le très joli « Do You like what you see? ». On pénètre peu à peu dans le côté électro de la chose et on imagine très bien cette musique dans un film. C’est prenant, groovy, et même planant sur ces accords de violons et de clarinette. « Gygylili » est déjà plus ludique avec des choses qui me rappelle curieusement des arrangements de films de Miyazaki. C’est plus répétitif (le côté Electro) mais ça a de l’ampleur, de la gravité. On est dans de constantes variations des divers instruments de l’orchestre. Et le single « You’re a fireball » vient parfaire ce style avec toute la tessiture des cuivres, du grave à l’aigu. Je l’écoute souvent en boucle sans lassitude. Et pourtant c’est enchainé sur quelque chose de très différent dans « Counter culture », titre pop chanté qui est très agréable à entendre. Il y a un côté caribéen, je trouve… Je vous passe la prononciation du titre suivant, là aussi parfait pour accompagner un film avec sa grandiloquence. Je trouve encore un coté asiatique dans sa structure, je ne sais pourquoi.

On est dans un mélange de jazz et de néo-classique avec une rythmique très forte à base de cuivres et de cordes dans « AlgoRythm ». Ecoute au casque obligatoire… Car il faut aller capter tous les éléments instrumentaux qui viennent s’ajouter au fur et à mesure. On ressent peu à peu le lien avec la musique électronique, chaque élément venant s’imbriquer comme un sample tout en restant homogène, comme un script… « Me Vibrate » est plus électronique avec une rythmique binaire très appuyée sur le son du violon. Et il y a pourtant des accents Klezmer dans le jazz produit. Même si les morceaux sont longs, l’album me paraît déjà trop court alors qu’il se termine par « Valid Complaint » qui fait appel à des cordes plus graves. On pense un peu plus à Agnes Obel, par exemple, ou encore à Zoe Keating, si vous voyez ce que je veux dire.

Une parfaite réussite dans ce mélange des genres. Je ne résiste pas à revenir constamment à l’écoute de ce petit bijou exigeant autant que surprenant.

https://www.youtube.com/watch?v=8nD9rUxtv8k

4 réflexions au sujet de “Musique : Henrik Schwarz and Metropol Orkest – Scripted Orkestra (2018)”

  1. C’est sympathique ce mélange d’instruments, il y a bien longtemps que j’ai investi dans un cd, en général je me fais une petite liste cadeau pour les fêtes de fin d’année.
    A pluche et merci pour cette découverte.

  2. Ah merci pour l’info, j’aime ces albums qui invitent à découvrir et à redécouvrir ce qu’il s’y cache, loin des musiques directement accessibles et faciles.
    Je connaissais cet ensemble via leur album produit avec Snarky Puppy ainsi que pour une réadaptation de Human Nature je crois avec Cory Henry et Jacob Collier.
    Du coup je vais m’empressais de l’acquérir (en démat ou au format CD par contre je sais pas…).

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