Souvenir de Gamer : Inazuma Eleven (2008)

C’est un véritable OVNI parmi les RPG . Et si j’en parle, c’est aussi pour parler Football et Manga. Car Inazuma Eleven est un mélange improbable de japanimation, de football et de jeu de rôle.

Je n’ai pas vraiment de souvenir lointain du jeu mais plutôt un souvenir de son ancètre, la série Olive et Tom que l’on connaît au Japon sous le nom : Captain Tsubasa. La série qu’on a connu en France date de 1983 et elle décrit le parcours de deux jeunes joueurs de foot, Olivier Atton et Thomas Price. D’abord rivaux, ils vont devenir coéquipier dans la « Newteam » pour tenter de remporter le championnat des écoles. C’est du Shonen pur jus avec ce qu’il faut d’exhubérance. Ceux qui ont vu la série se souviennent des sauts des joueurs à des dizaines de mettre, des stratégies limitées à l’attaque, des acrobaties et des ballons projetés à la vitesse de la lumière. Même Sangoku aurait du mal à lutter. C’était une vision à la fois très caricaturale et magique du football. Au point que la série est un mythe.

Et bien Inazuma Eleven, c’est une sorte de copie ou d’héritier. Sauf que cette fois, c’est le jeu vidéo qui est sorti en premier avant d’être décliné en manga et séries. En fait, c’est un produit qui a été pensé globalement sur divers supports. Le jeu est sorti sur la console Nintendo DS et fait partie des grosses cartouches de l’époque. Il y a une somme considérable d’animations dans le jeu et même des voix françaises dans la version que nous avons eu en … 2011! A partir de l’épisode 3, la série de jeu se poursuit sur 3DS puis maintenant sur PS4, Mobile si le planning est tenu.

Le scénario n’est pas très différent de Captain Tsubasa. Sauf que le héros est un gardien qui essaye de sauver l’équipe de son école et va peu à peu vouloir gagner le championnat avec son nouvel ami, Axel Blaze. Comme pour l’autre série, il y a l’équipe des méchants, la Royal Academy. Mais ici, je vais parler du jeu qui est un RPG très scripté. On a l’impression de jouer à Pokemon puisqu’on va remplir ses slots de joueurs, les entrainer pour essayer de les faire progresser. Le système de combat, pardon, de match, fait appel à des éléments comme l’air, la terre, le bois et le feu. Il faut donc équilibrer son équipe en fonction de ce facteur. Les matchs se jouent au stylet et on peut donner la trajectoire de ses joueurs ou dire où l’on envoie le ballon.  Malheureusement, c’est assez peu précis et lent pour rendre vraiment un match de football.

Level-5 qui a édité le jeu, a vraiment bien travaillé sur l’univers, les cinématiques, les lieux à explorer. On retrouve le classique mode exploration, dialogue pour remplir une mission/quête. Mais ici, point de combat aléatoire mais des matchs intermédiaires, souvent prétextes à faire progresser l’intrigue. Je laisse la parole à ce jeune youtubeur pour voir ce que ça donne.

Je dois dire que c’est assez particulier à jouer mais on a envie de progresser pour savoir ce qu’il se passe, un peu comme une série interactive. Car ce qui manque dans cette partie RPG, c’est la liberté. Il n’y a pas de quêtes parallèles ou d’objectifs autres que ceux de l’aventure principale. On peut évidemment entrainer les joueurs mais bon, c’est comme un leveling à travers des combats.

Le jeu est quand même assez unique et bien plus intéressant que les tentatives d’adaptation de Captain Tsubasa à l’époque :

A la limite, je préférais le coté plus basique de Virtua Striker, en arcade ou sur le Gamecube. Il manquait quand même du spectaculaire.

Mais évidemment, tous ces jeux feront fuir les puristes du foot qui ne pensent qu’à PES, FIFA et jeux de gestion d’équipes.

1 réflexion au sujet de “Souvenir de Gamer : Inazuma Eleven (2008)”

  1. « des sauts des joueurs à des dizaines de mettre »
    J’aime pas le foot, je suis pas fan des mangas et surtout je ne joue pas.
    Je passe et je rejoins le banc de touche 🙂
    A pluche.

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