Souvenir de gamer : Sid Meier’s Pirates (1987)

Sid Meier est un nom qui parle aux amateurs de stratégie sur ordinateur avec le célèbre Civilization. Mais le canadien, fondateur de Microprose et Firaxis, aime aussi voguer dans les caraïbes au milieu des récifs et des … Pirates !

C’est certainement un de mes jeux préférés de l’époque Amstrad CPC, où je l’ai découvert. C’est grace à ce jeu que je connaissais bon nombre des petites îles des Caraîbes, tristement endeuillées cette année par les ouragans. Et même aujourd’hui, à travers les multiples versions, j’ai encore beaucoup d’affection pour ce jeu d’aventure et de combat naval en temps réel. C’était un sentiment de liberté assez unique, à part chez Frontier Elite.

la version PSP de 2007!

L’aventure commence alors que l’on est un jeune capitaine d’une petite embarcation qui arrive dans les caraïbes. Le premier choix est de prendre une nationalité : Français, Anglais, Espagnol ou Hollandais. Il y avait aussi le choix de l’époque ce qui donnait une domination à un camp ou un autre. Ensuite, on embauche un équipage dans la taverne du coin et on part sur les flots après avoir fait une visite au gouverneur du coin pour quémander une lettre de créance. A ce moment, on a le choix d’être honnête et de faire du commerce…. mouais, c’est vite ennuyeux, surtout avec des pirates qui vous attendent. Sinon, on peut faire pirate ou corsaire, c’est à dire attaquer les navires ennemis de son pays. Bon, l’Espagne se fâche globalement avec tout le monde et a des galions affriolants. La Hollande manque de ports d’attache mais monte en puissance sur certaines périodes. Et puis comme fil rouge, on doit poursuivre un méchant à travers des messages laissés un peu partout dans les ports pour une carte qui comprend toute la mer des caraïbes, du Venezuela aux Keys de Floride, de la Martinique aux côtes mexicaines.

On navigue en temps réel et on a le sens et la vitesse du vent qui s’affiche. On voit les autres bateaux mais on ne distingue pas leur pavillon avant d’être près d’eux. Et c’est là le risque lorsqu’on cherche un riche marchand et qu’on tombe sur un navire de guerre. On peut acheter ou récupérer des navires en plus du sien. Il y en a de toutes sortes, plus ou moins rapides, maniables ou contenant du fret. Mais il faut aussi penser à payer son équipage, à le laisser débarquer, à le nourrir, ce qui oblige à faire du cabotage. On récupère aussi des cartes au trésor et on peut aider son pays à conquérir des villes en attaquant par mer ou terre. Bref, l’éventail des possibilités semble infini si ce n’est qu’à un moment on vieillit quand même. On peut d’ailleurs planquer son trésor après l’avoir partagé.

Et puis il y a la phase de combat à l’épée, assez basique mais qui fait de ce jeu un truc unique. Lorsque le combat naval s’abrège, c’est souvent le recours à l’abordage qui fera la différence. Il y a l’incertitude du nombre d’ennemis à vaincre mais ça rajoute vraiment à l’ambiance. Je n’ai jamais trop compris le choix de l’arme et son influence mais on arrive à retourner des situations désespérées avec patience et dextérité (ndlfc : des hommes d’équipages?).

Pour les versions du jeu, j’ai donc commencé par celle de l’Amstrad CPC, plutôt austère mais qui avait tout d’un chef d’oeuvre. Et puis en 2007, j’ai eu la version PSP que j’ai depuis sur mon téléphone Android. J’ai eu aussi la version XBOX en 2005 et c’est strictement les mêmes, avec seulement des graphismes améliorés. Bon, il y a la danse avec la fille du gouverneur mais ça on s’en serait bien passé. Ah oui, j’oubliais qu’on peut se marier, acheter des terres et devenir respectable selon ses choix de carrière. Mais l’appel de la mer reste plus fort que tout!

Dans le longplay suivant, je vous conseille d’aller à 6 minutes pour bien comprendre les stratégies de combat naval :

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