BD : Valérian – 2 L’Empire des mille planètes de Christin et Mézières (1971)

Comme je l’ai dit dans la critique du film de Besson, je suis passé à coté de cette série, étant jeune. Je me rattrape aujourd’hui et je choisis d’en parler à travers ce tome 2…. le premier qui a réussi à me convaincre et qui permet de bien appréhender le reste.

En effet, le premier reste trop dans le post-apocalyptique pour moi (même si j’apprécie …). Et dans ce genre, il y a mieux. Dans le second, les auteurs abordent enfin le genre qui fera leur succès : Le Space Opera. Nous voilà embarqués dans un voyage spatio-temporelle dans une autre galaxie, à Syrte, une planète où se rencontrent toutes les civilisations. L’inspiration du décor est très moyen-orientale et on retrouve dans la série beaucoup d’allusions à des villes et contrées lointaines dans les noms. On retrouve donc un Souk, comme dans cette ville Libyenne, malheureusement en proie à la guerre civile, mais aussi aussi des pyramides d’inspiration pré-colombiennes dans la jungle. Nos héros vont devoir découvrir la conspiration qui se trame en ces lieux complexes où ils croient pouvoir passer inaperçus.

L’intérêt de cet album est à la fois dans la constitution du couple de héros, la place occupée déjà par Laureline. Mais il y a ce foisonnement d’idées, ces nombreuses références culturelles et architecturales qui se mêlent habilement et suscitent la curiosité du lecteur. Le scénario a le bon goût de ménager le suspens. Mais surtout, contrairement à d’autres séries, l’âge n’a pas trop donné un coté kitsch ou daté à l’ensemble. Effectivement, on voit bien quelques éléments qui auraient pu inspirer un certain George L. apprenti réalisateur qui créera une série qui a pas mal marché je crois depuis 1977 et que des grandes oreilles pressent jusqu’à la faire mourir.

Contrairement à ce que laisse penser le titre, il n’y a que peu de rapports avec le film de Besson mais on s’en fiche un peu. C’est à mon avis le meilleur album pour aborder la série qui en compte seulement 22 en 47 ans! C’est là que l’on voit que les créateurs ont su préserver leurs héros, contrairement à d’autres.