Souvenir de Gamer : Destruction Derby (1995)

Dans la catégorie jeu débile, Destruction Derby a tenu le haut du pavé en 1995, au début de la Playstation. Il faut dire qu’il proposait un challenge inédit : Faire du stock car, le vrai, celui où on détruit des voitures.

Aujourd’hui, je me suis amusé à reprendre ce jeu en émulation, pour voir s’il avait vieilli. A l’époque, il n’y avait pas encore beaucoup de jeux de voiture en 3D, donc le joueur était assez tolérant. Mais dès l’intro, aujourd’hui, on est choqué par la laideur du menu. Cela s’arrange heureusement quand le jeu se lance. Avec une vue du dessus, ça tourne bien et on peut utiliser les boutons R2 et L2 pour entrer dans la voiture, histoire d’être dans l’immersion.

Mais ce qui choque le plus pour cette production Psygnosis, c’est la physique du véhicule, plutôt rigide et caricaturale. Le développeur avait insisté sur les possibilités de destruction de la voiture, la perte de polygones, quoi. C’est vrai que c’était totalement inédit, dans les jeux de voiture qui étaient encore faits avec des sprites et des scrollings. Mais malgré cela, le jeu est relativement addictif, quand la course ne dure pas trop. C’est bestial, régressif, donc forcément proche d’un bon gros FPS bien bourin.

Et dire qu’on en a fait des suites… Evidemment, en multijoueur, ça prend une autre dimension. Mais sur la Playstation ou sur la Nintendo 64, que nenni. Sur la Playstation 2, il fallait avoir le matériel pour. Mais aujourd’hui, on trouve des clones de ce jeu sur mobile, avec des noms rappelant vaguement l’original. Il y en a tellement que je passe mon tour pour le test. C’est là que l’on s’apperçoit que l’adolescence est loin et que le défoulement n’est plus vraiment ce qui nous intéresse. Et puis le chargement reste long, comme on peut le voir sur cette vidéo. Le mode Arène est ce qu’il y a de plus sauvage mais on voit que c’était bien réalisé pour le début de cette console.

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Bref, un jeu qui aura marqué une époque mais qui n’a plus vraiment l’originalité  de l’époque.