Automobile : Ces métiers qui vont disparaître

L’ Automobile que l’on connaît aujourd’hui est condamné à brève échéance (20 à 40 ans). S’il restera des passionnés pour mettre les mains dans le cambouis, il y aura des solutions de mobilité autonome avec des propulseurs non thermiques. Cela condamne d’autant bon nombre de métiers…

Commençons déjà par les métiers utilisant l’automobile comme moyen : On entend parler des expérimentations d’Uber pour la voiture autonome, qui existe déjà et débarquera en grande série dans moins de 5 ans. Cela signifie que les chauffeurs de taxi, de VTC sont condamnés à disparaître. Les chauffeurs de bus rejoindront leurs collègues du métro, puisque les véhicules seront autonomes. Les ambulanciers n’existeront qu’en temps qu’infirmiers ou médecins. Et les chauffeurs routiers n’ont aussi qu’à bien se tenir puisque là aussi ils ne serviront à rien dans un monde robotisé et automatisé. Au pire, taxi consistera à être propriétaire d’un véhicule autonome, surtout le jour où il n’y aura plus obligation à avoir un humain dedans.

Voyons maintenant les métiers liés à la maintenance automobile : Si le carrossier survivra à moindre échelle (forcément, robot = moins d’accidents), ses collègues employés dans les garages ont du souçi à se faire. Une voiture aujourd’hui sait décider du moment de sa maintenance et peut prendre rendez vous via sa connexion, si on veut. La disparition programmée du moteur à explosion ne veut pas dire pour autant qu’il n’y aura plus de maintenance du propulseur. Elle sera différente et accessible à des spécialistes de l’électronique, de l’informatique (light…), ou de l’électricité, ou encore de l’hydrogène, du solaire… Changer des pneus, des freins, des capteurs et autres composants peut encore nécessiter quelques interventions humaines, mais pour le reste, il risque de ne plus y avoir les mêmes bruits dans les garages.

Au point de vue de la conception, il va y avoir une révolution, même si je m’étonne encore de la frilosité des prestataires dans ce domaine. Car si la voiture est autonome, elle n’aura qu’à être bardée de capteurs pour être lancée dans des roulages longue durée. Des mécaniciens spécialisés dans le montage de ces matériels, des techniciens et ingénieurs pour exploiter les relevés, seront les seuls à intervenir. Les bancs moteurs n’auront plus lieu d’être et on peut très bien avoir des tests d’endurance automatisés avec des berceaux de groupe motopropulseurs sur des chariots robots les conduisant dans les différentes enceintes (tests en altitude, en température froide, chaude, avec divers accessoires montés …. Autant dire que le centre d’essai ressemblerai à un grand multiplex de cinéma. Ce serait déjà possible avec des moteurs thermique mais personne n’a encore tenté une telle standardisation, à ma connaissance. Reste les métiers de la conception, qui en dehors de la motorisation thermique, ne vont pas tant évoluer que cela. Il restera des personnes pour l’électronique embarquée, la programmation, les liaisons au sol, la thermique habitacle et moteur, et j’en passe.

La grande révolution va aussi être dans au moins une génération ou deux, de considérer que la voiture n’est plus personnelle, n’est plus à conduire mais juste un moyen de locomotion. La voiture en tant qu’instrument de plaisir, de performance, et de passion existera toujours mais redeviendrait un produit de niche. De ce fait, la possession automobile ne sera pas aussi importante mais il y aura toujours une dimension statutaire à en posséder une, surtout pour sa dimension high-tech. Le métier de vendeur n’aura pas non plus le même impact, pour quelque chose qui ne s’essayera pas autant mais se personnalisera sans doute plus, tout en restant dans de la standardisation. La révolution de l’impression 3D est déjà prise en compte par les constructeurs dans la conception de pièce et trouvera un prolongement dans la production de masse.

Un projet Smart pour le concours de Los Angeles
Un projet Smart pour le concours de Los Angeles

On peut se dire que les marchés émergents ne sont pas encore prêts? Grosse erreur quand on voit à la fois les projets des studios chinois et la rapidité d’évolution de ces constructeurs (à mettre en parallèle avec les coréens dans les années 90 et 20 ans plus tard). La frilosité latine sur les automatisme risque bien de jouer des tours… même si la France et ses constructeurs et équipementiers se positionnent déjà sur ces marchés.

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